Seychelles, c’est chez elles

Voici qu’une nouvelle fois, notre ami Henri Eskenazi, nous prend par la main pour nous faire visiter une destination plongée de rêve. Pour cet article c’est vers les Seychelles qu’il nous invite à le suivre.

La beauté du voyage est plus forte que la tristesse des hommes.

À cause du message qu’il souhaite délivrer, le voyage est dans l’air du temps. Synonyme de désir et de plaisir. Il peut s’agir d’un simple fantasme qu’il n’est pas obligatoire de vivre, mais c’est un message auquel les épicuriens adhèrent totalement et vers lequel ils ont envie d’aller. Le voyage ne se résume pas à une mouvance dans l’espace, c’est d’abord un style, une manière de penser et de s’ouvrir aux autres. Bien sûr, l’évasion fait partie des attributs du bonheur, car elle est symbole de liberté avant tout, mais après heureusement, d’autres émotions surgissent avec la découverte, la connaissance, le savoir. La différence, qui est l’essence même du voyage.

Ici, aux Seychelles

Ici aux Seychelles, dès mon réveil entre ces quatre-vingt-douze poussières d’îles, telles des émeraudes serties d’or blanc sur un coussin turquoise, je contemple l’horizon parsemé de voiles qui volent au loin. Chaque seconde est une minute et chaque minute, une heure. À l’instant même où je pose mon œil sur le viseur de mon appareil photo, je me sens transporté dans un nouvel univers où l’espace et le temps m’appartiennent. Devant moi, c’est l’aventure. Partout et toujours.

Au cœur de l’océan Indien, si près et si loin, ces îles conjuguent leurs racines plurielles et leurs plages de rêves à chevelure de cocotiers. Elles sont caressées par les eaux claires alentour, tels des bouts de paradis posés sur l’eau. Chacun des rochers qui resplendissent au soleil semble avoir l’âge du monde. Même si les Seychelles, âgées de cent cinquante millions d’années, issues du Gondwana et du divorce entre l’Asie et l’Afrique, restent plus connues pour leurs paysages idylliques que pour leurs fonds sous-marins, elles n’en restent pas moins une destination intéressante pour la plongée. Les roches granitiques si caractéristiques de ces lieux forment des décors originaux entre blocs, pinacles et tunnels. La mer regorge autant de poissons que les arbres de fruits. En voyageur invétéré, j’aurais aimé être Vasco de Gama, le premier à découvrir ce paradis en 1502, pour y laisser planer mon imagination et inventer ma propre histoire. Les ethnies sont multiples, les paysages, particulièrement esthétiques et le climat, tropicalement doux.

Autour de Mahé

Notre bateau cette fois-ci, évolue autour de Mahé l’île principale, entre Praslin et la Digue. Sous l’eau je côtoie toujours quelques requins de récifs ou nourrices, souvent des tortues, quelquefois une raie de passage, des Platax, des perroquets à bosse et bien entendu toute la petite faune colorée de l’océan Indien. Je retrouve ce beau combiné de romantisme et de charme au milieu d’îles et d’îlots presque intacts. Loin du bruit de la petite capitale Victoria sur l’île principale Mahé, les petites baies isolées, surprenantes par la paix et la beauté qui s’en dégagent, se dévoilent au gré de la navigation. Elles sont subtilement dissimulées par la grandeur des montagnes où de nombreuses chauves-souris s’ébattent bruyamment. Alchimie magique, la rencontre des Seychelles avec la croisière mêle les plaisirs de la traversée à ceux de la découverte d’îles tropicales préservées et baignées d’eau chaude. Ce mariage-là est unique et perdure.

Lors d’une des escales quotidiennes, je croise des tortues terrestres lourdes de plus de deux cents kilos et longues de un mètre et demi, surgies au ralenti au détour des takamas. Au-dessus s’éclatent dans le ciel, les nombreux cordonniers, sternes, frégates et pailles-en-queue.

Praslin se dessine peu à peu devant nous

À l’instant où le soleil se repose, je me délecte de quelques mets créoles qui excitent les papilles en me remémorant ce rémora qui ne voulait plus nous quitter à la baie Ternay : stress des débutants et rires des plus confirmés. La climatisation du bateau, bien équilibrée, adoucit les ardeurs du cet astre du jour équatorial qui ne me ménage pas et qui colore ma peau au fil du séjour. Au loin, les rochers granitiques, signatures des Seychelles se tapissent de verdure à l’infini. Les dauphins sont là aussi.

Après une belle nuit de navigation, Praslin se dessine peu à peu devant nous, sous une pluie d’éclairs qui illuminent les gros nuages. Une grosse averse fouette nos visages et lave le pont. À l’arrivée, je ne manque pas la classique, mais non moins intéressante balade dans la Vallée de Mai, le « Jardin du Paradis ». C’est la plus grande forêt intacte de cocos de mer, une espèce de cocotiers endémiques des Seychelles aux formes très suggestives. Restée en isolement total pendant des millions d’années, cette forêt héberge de nombreuses espèces uniques au monde. Elle est le théâtre de relations exceptionnelles entre certains animaux et végétaux.

La Vallée de Mai est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1983. De multiples espèces endémiques piégées et isolées du reste du monde, ce cocotier de mer est le plus légendaire. Les nuits de pleine lune, la légende raconte que les cocotiers mâles rejoignent les femelles pour donner naissance à la plus grosse graine du monde : le coco fesse, comme l’a baptisé l’écrivain Henry de Montfried. Pesant presque vingt kilos, ces noix présentent des formes callipyges qui évoquent irrésistiblement un postérieur et le mont de Vénus. J’aime beaucoup cette histoire, surtout quand les scientifiques s’en mêlent et m’apprennent que les chatons des arbres mâles, pénis aux dimensions gigantesques, se couvrent chaque année d’une multitude d’étamines jaunes disposées en étoiles au doux parfum de miel. Le vent, les insectes, les limaces et les geckos jouent les intermédiaires pour assurer la fécondation.

Les bleus ne sont jamais les mêmes

De là où nous sommes mouillés maintenant à l’anse Lazio, les bleus ne sont jamais les mêmes, mais ils me caressent l’esprit avec autant de douceur. Ils semblent constamment en accord avec cette nature que j’aime tant. J’essaye au fil des années de conserver ma capacité d’émerveillement intacte entre les brèves rencontres et les belles histoires d’amour. Avoir chaque jour des pensées joyeuses. Rêver sa vie et faire rêver.

Universel, le beau favorise les rencontres, les échanges et les Seychelles sont très belles. L’envie de beau ouvre au monde et fait vagabonder l’esprit.

Avec Agnès et Thomas, mes compagnons de palanquée, je me laisse dériver le long du récif corallien. Trois tortues respirent en surface. Au fond, la vie… Une dizaine de caranges se nourrissent des centaines de juvéniles qui servent également de garde-manger à deux beaux mérous rouges.

L’exotisme des pays lointains, c’est d’abord une attitude où on laisse sa pensée totalement libre et débridée. Un voyage n’est véritablement réussi, qu’à partir du moment où tous nos sens se mélangent pour nous permettre d’inventer une histoire. Notre autre histoire peut-être ? Comme l’uchronie, genre qui, dans la fiction, repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. Un temps qui n’existe pas. Un « non-temps ». Régis Messac, dans sa revue Les Primaires donne, en 1936, de l’uchronie cette définition : « Terre inconnue, située à côté ou en dehors du temps, découverte par le philosophe Renouvier, et où sont relégués, comme de vieilles lunes, les événements qui auraient pu arriver, mais ne sont pas arrivés ». Il suffirait juste d’y associer des moyens techniques qui permettraient de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, pour se déplacer dans l’espace uniquement par la pensée. Tel Joy au milieu des glaces, dans Instants de survie.

Assumer la différence

Une personne qui sait apprécier le voyage, le vit sans culpabilité et assume la différence. Ceci est à la portée de tous, pour peu que l’on accepte de changer son regard sur autrui, jouir de paysages changeants, apprécier les mœurs différentes des habitants étrangers qui ne le sont plus dans leurs pays. Comprendre les comportements étranges. Sans jugement aucun. Accepter. Un homme qui aime le mystère saura regarder, entendre et apprendre. Ici aux Seychelles, on est dans la subtilité, pas dans des images gratuites ou des clichés galvaudés. Quand je parle de mystère, je parle de l’identité de l’autre, pas de corps ni de mots.

J’essaye de plonger mon regard comme je plonge dans l’océan, pour faire évader mon âme, booster mes sens et ainsi, penser différemment. Il est difficile d’expliquer cette sensation… Rompre avec ses habitudes pour être surpris. Constamment. Il y a quelque chose de sensuel là-dedans, une sorte d’oralité très forte de manger le monde qui m’entoure et pour mieux encore terminer cette belle journée, déjà bien remplie, une autre plongée s’impose à Anse Possession. La visibilité est assez moyenne vu que la température de l’eau est à 32 °C ! L’on croise toutefois de nombreuses petites murènes blanches, souvent par deux ou trois ainsi que beaucoup de Ptéroïs se délectant de glass-fish.

Ralentir la course du temps

Aux Seychelles, les beautés que l’on croise nous laissent des empreintes indélébiles. Ici l’on tente de ralentir la course du temps et les heureuses rencontres intensifient l’instant. Ainsi lorsque je prends congé de l’ailleurs et que je rentre chez moi, je questionne mes rêves que les vents dispersent déjà. Jusqu’au prochain départ. J’essaye de rapporter de ces mondes sans frontières que j’ai tant imaginé plus jeune, une expérience qui m’est propre et qu’à la fois j’aime partager. Les multiples images que je porte désormais en moi semblent relever d’une nature autre. Comme si j’étais plusieurs, avec la bonne conscience de pouvoir donner. Je souhaite que même épuisé par tous les kilomètres parcourus, je me retrouve toujours avec l’horizon comme lieu de travail et source de passion. De là, je peux réfléchir sur l’humain.

La visite de l’île Cousin est toujours aussi intéressante avec notre guide à l’accent joyeusement créole. Sur les oiseaux, j’en apprends toujours plus ici en une heure qu’en une vie. Je deviens maintenant incollable sur les sternes, pailles-en-queue et autres créatures migratrices. Y compris les moustiques !

L’îlot Saint-Pierre à quelques minutes au nord de Praslin, fidèle à toutes les cartes postales sur les Seychelles, est le site de notre prochaine plongée. Encore une bonne excuse pour se rafraîchir du soleil équatorial. Six petits requins pointes blanches se reposent sous un gros bloc de granit, quatre femelles et un mâle me dit-on…

Comme lors des plus beaux matins du monde, plus de 30 000 pour moi, l’île Curieuse laisse le soleil la dépasser à 6,13 exactement. Un petit requin vient tourner autour du bateau, comme pour me saluer. Tout est calme, mon café est chaud à souhait et mon esprit se vide. La journée peut commencer.

On se plaît à raconter que la femme créole a juste assez de sang français pour avoir de jolies formes, d’ascendance britannique pour avoir de bonnes manières, d’asiatique pour être exotique et d’africaine pour posséder un charme sauvage. À méditer…

Un voyage correspond à des épisodes de la vie

J’avoue ne pas être fidèle à un pays. Je ne réponds jamais directement à la sempiternelle question : « Lors de tes multiples périples, quel pays as-tu préféré ? ». Un voyage correspond à des épisodes de la vie, une histoire d’amour, une rencontre. À un moment, on peut avoir envie de tourner la page et de réinventer sa vie, de changer le temps qui s’écoule. Ailleurs, pourquoi le temps n’aurait-il pas une dimension plus spécifique ? Les secondes et les minutes pourraient s’entrecroiser et coexister ensemble. Les secondes ne se suivraient pas, mais existeraient l’une à côté de l’autre. On vivrait pleinement le présent et on envisagerait alors l’avenir en respectant le passé. On ne passerait pas d’une phase à l’autre, mais une phase s’inclurait toujours dans la suivante.

Tempus fugit, le « chemin perdu », chez les horlogers définit l’espace entre ce qu’ils nomment le repos et la chute, autrement dit le tic et le tac. Comme une balade enthousiasmante et fugace de notre cerveau, autour de la fragilité de l’humain. Un spectacle personnel, féerique et festif sur le temps passant qui passe, passif au passé ou futur à venir. Quelques pas seulement durant moins d’une seconde, pour engendrer toute une vie pourtant. Une juxtaposition d’infimes instants éternels. Si le futur n’est pas ce que l’on souhaitait, le temps qui passe garde encore ses mystères et toutes nos espérances.

Ma vision de la croisière, c’est l’abandon, le lâcher-prise, comme une énergie qui me remplit le corps. C’est le temps qui s’arrête, un moment suspendu. Mais cela ne se limite pas à çà, cela peut être aussi une belle musique. Une belle œuvre, celle de la vie.

Comme autour de Booby Rock, où se trouve l’essentiel de la faune sous-marine seychelloise avec en plus, des dizaines de Platax qui nous accompagnent de très près, presque à nous toucher pendant cette heure d’immersion. La visibilité avoisine les trente mètres sur un fond de sable presque éblouissant où deux tortues nous ignorent, affairés à d’autres occupations plus vitales que photographier la nature.

Un bateau est un lieu où naissent des histoires, des histoires multiples et personnelles qui traversent les océans. C’est un endroit où les rêves de la nuit s’évaporent au son du clapotis sur la coque, pour laisser naître ceux du matin, plus présents, lorsque les voiles se gonflent au vent. À bord l’on vit enfin ce que l’on pense et l’on croit ce que l’on voit. On peut plus aisément faire de l’ordre dans ses sentiments, dans ses idées pour mieux sortir de sa zone de confort et aller au-delà.

Mais ne confondons pas le voyage des sens avec le sens du voyage.

Les neurones voyagent sous l’eau

De la photo au dessin, du marin au terrestre, du dessous au-dessus, du matin au soir, du vol-au-vent, du veux-tu en voilà, les neurones voyagent sous l’eau de manière onirique avec l’imagination comme seule limite et pour but, un léger sourire au coin des lèvres. Pourquoi pas aussi, l’envie d’un monde ailleurs ?

Chaque unité de temps vécue, alors que nous sommes en colère ou simplement fâchés, représentent une éternité de bonheur perdu qui ne reviendra jamais.

La vie est courte. Et le sera de plus en plus…

Je n’ai pas encore assez de recul sur ma vie, mais en vivant intensément chaque émotion, en observant de manière aiguisée le monde qui m’entoure, je parviens peu à peu à mieux me connaître et faire naître en moi de nouvelles sensations tantriques, insoupçonnées auparavant. Ce n’est pas de l’introspection, mais au contraire de l’observation et de l’action. J’arrive ainsi à m’interroger sur le véritable sens de ce que je fais, de ce que je suis et de ce que je ressens. Moi qui suis plutôt cartésien, je me sens de plus en plus animé par la passion et le rêve. Par l’amour aussi.

Peut-être que parfois le temps m’échappe, car je le retiens trop. J’essaye de le laisser venir à moi le plus souvent possible. Chaque instant de la vie devrait tendre lentement vers un idéal. Respirer le vent. Adopter la vie plus simplement, car sa mélodie est juste et bonne : amour, fraternité, tolérance devraient être mieux enseignés. Partager et rire également. Plonger.

Par vingt mètres de fond

Par vingt mètres de profondeur autour des deux barges coulées dans la baie Ternay, je rencontre l’essentiel de la faune sous-marine locale : chirurgiens, flûtes, sergents-majors, papillons, balistes, lions, coffres, ballons et autres créatures toutes aussi colorées qui évoluent entre ces deux petites épaves. Sans parler de cette belle murène javanaise de plus d’un mètre et de la raie pastenague tout aussi grande, vautrée dans le sable sous un énorme bloc de granit. Juste après, rechercher le calme et non le silence peut être le résultat de l’association d’un ou plusieurs bruits agréables, de faible intensité : vent dans les voiles, clapotis de l’eau sur la coque, ressac des vaguelettes, chant des oiseaux… En général, le ressenti du calme est plaisant et génère du bien-être, comme ici aux Seychelles, au moins sur une période définie. Les îles vibrent aux résonnances des vents et des courants et entre chaque point d’écoute, ce voyage est mer est ponctué d’escales toutes aussi paradisiaques : Praslin, La Digue, Cousin, Curieuse, Sainte-Anne… Entouré de toute la mer, chacun invente alors sa propre traversée, dessine ses souhaits et choisit ainsi sa vie. Les moments paisibles ressemblent à des partages au beau milieu de ces espaces de désir que sont les océans infinis. Voyager, voyager encore vers d’autres mises en scène. De toutes mes croisières, je garde en mémoire la vision de ces lieux qui peuplent mon cerveau. Certains restent très concrets, d’autres plus diffus, se sont déjà envolés, ricochant jusqu’aux horizons de mon futur.

Une des plus belles plongées de la région est Avé Maria, un superbe petit îlot surmonté d’un seul arbre. Au fond, deux requins pointes blanches et une tortue nous attendent avant une autre belle rencontre avec un diodon jaune vif et toujours de nombreux Ptéroïs et Platax au palier. Le corail est aussi plus coloré ici. Au final, une très belle plongée seychelloise. Visite à terre ensuite de la Digue avec la célébrissime Anse d’Argent, la villa d’Emmanuelle (absente) puis le nord à vélo jusqu’à Anse Patate. Des plages de rêve avec des photos de cartes postales. La plongée de nuit à Coral Garden finit de nous apaiser pour la soirée avec une ambiance paisible sous le ciel étoilé. Le calme est indispensable à notre cerveau et pour notre équilibre mental. Le silence est plus difficile à obtenir sauf au milieu des déserts chauds ou froids, comme un non-espace acoustique.

L’île Curieuse

Toujours près de l’île Curieuse, mes amis et moi profitons des ballets de barracudas, Platax et Gros Yeux par dizaines et plus. La visibilité est très belle avec une température descendant à 27 °C. Nous sommes bien sous l’équateur. Pour se dégourdir les jambes, nous improvisons une promenade dans la mangrove humide, le nourrissage des tortues géantes avec des bananes et un bain enfin sur la plage de sable fin. Nous sommes bien aux Seychelles.

En observateur patient, j’attends que le cadre soit traversé, qu’une partie du monde passe à travers mon viseur. Ce voyage, comme chaque voyage, est une réserve à émotions. De celles que je vis lors des jours courts ou de mes nuits trop longues, dans l’absolu de mes illusions. J’aime enregistrer les choses de la vie, ces décors de rêve que je prends le temps de regarder, d’étirer dans le temps pour mieux infuser mes sentiments. Et quand je m’interroge sur le sens de ma vie, seul le silence me répond.

Selon le philosophe Alexandre Lacroix, le coucher de soleil en s’achevant par une « plongée dans les ténèbres nous fait réfléchir aux aspects fondamentaux de la condition humaine. » Le beau nous fait du bien !

Profitons donc vraiment, rêvons pleinement et ne regrettons jamais quelque chose qui nous a fait sourire.

Il est toujours étonnant de suivre le fil de ses pensées qui peuvent se replier ou s’étendre, s’envoler ou plonger vers l’intérieur jusqu’aux abysses, dans un souffle infini de bout du monde. Quelquefois je me projette, épie les ondes et suit les échos des reflets. Réfléchir quel qu’en soit le chemin. Par cette douce lumière tombante avec l’énergie propre aux soleils se couchant, je capte la lumière de l’océan Indien. L’atmosphère de ces soirées qui comptent m’est si particulière lorsque je recherche les ombres, un angle différent ou une idée imprévue… Je ressens alors une grande plénitude.

Du rêve au rêve, la réalité n’est alors plus très loin de mes désirs tel un périple insensé dans l’espace-temps. Avec juste ce qu’il faut de folie douce. Alors, quand le tout jeune voyageur que j’étais revient me voir des Seychelles quarante années plus tard, je ne le tiens pas à l’écart et l’invite, avec la même passion, à un autre très beau voyage.

Un doux frisson parcourt ainsi mon corps qui déjà réagit. Il est l’heure pour moi de remonter à la surface et de rendre ma copie.

Pour être aimé, il suffit, paraît-il d’avoir de l’humour, du savoir et de la beauté. Pour aimer aussi. Rire de bon cœur, apprécier et l’envie d’apprendre.

Texte et photos Henri Eskenazi
www.henrieskenazi.com


Précisions :

  • Coordonnées GPS : 4° 67’N, 55° 47’E (à 1 600 kilomètres à l’est de la côte orientale africaine et au nord-est de Madagascar)
  • Décalage horaire : + 2 heures en été et + 1 heure en hiver
  • Température de l’air = entre 20 et 32 °C
  • Température de l’eau = entre 27 et 29 °C
  • Régime politique = République indépendante depuis le 29 juin 1976
  • Monnaie = Roupie seychelloise (10 SCR valent environ 0,60 euro)
  • Langue = créole, anglais, français
  • Ressources = tourisme, coprah, pêche
  • Ethnies principales : Africains, Français, Britanniques et Asiatiques
  • Trois cents espèces de poissons et d’oiseaux, cent vingt de coquillages et quatre vingt variétés de plantes
  • Croisiériste aux Seychelles depuis plus de 20 ans (1997)
  • Départ garanti tous les samedis
  • Croisières Dive Safari avec 12 plongées programmées au meilleur moment de l’année (Mars-Avril-Novembre)
  • Expédition 14 nuits à Aldabra possible (M.V. Maya’s Dugong)

Office du tourisme :

18, Rue de Mogador 75009 Paris
T : 01 44 53 93 20 – F : 01 44 53 93 32
Mail : info@seychelles.travel
Web : www.seychelles.travel


Contact :

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P.O. Box 336
Maritime House, Victoria, Mahé, Seychelles
Tel : (+248) 432 4026
Fax : (+248) 432 4365
Mobile : (+248) 251 4051
E-mail : Catherine@seychelles-cruises.com
Site web : www.seychelles-cruises.com

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