Quatre conseils pour tester l’air de son bloc de plongée

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Je me souviens encore d’une plongée en plein hiver, il y a quelques années, sur le Côte Bleue. Nous arrivâmes avec mon binôme, dans la brume et la froidure du petit matin, sous les arches du pont de chemin de fer de la calanque de la Vesse.
Nous commençâmes par prendre un bon café pour nous réchauffer, avant de décharger le matériel et de gréer nos blocs. Je devais tester ce jour-là un bi-dix fraîchement sorti de ré-épreuve. Comme à mon habitude, je sentis l’air, grâce à une petite pression sur la soupape de mon deuxième étage, il avait une odeur désagréable, mais sans plus. Je passais donc à l’étape suivante. Je mis le détendeur en bouche et j’aspirais une goulée d’air comprimé. En quelques secondes, je me retrouvais à quatre pattes, vomissant mon café du matin et même mon repas de la veille.

Cette mésaventure est très désagréable, mais mieux vaut se rendre compte de la mauvaise qualité de son air lors des tests en surface qu’une fois au fond.

Humer l’air

il se peut que le bloc ait été gonflé avec un compresseur défectueux, ou mal entretenu, les filtres n’avaient pas été changés et n’ont donc pas joués leur rôle protecteur. Il est également possible, dans le cas d’un compresseur thermique, que l’échappement ait été trop près de la tuyère d’admission ou que celle-ci ait été sous le vent. Dans ce cas, l’air aura généralement une odeur d’essence ou de gaz d’échappement.

Une autre possibilité est qu’il a séjourné vraiment longtemps dans le bloc, mais c’est assez rare. Dans ce cas, l’air aura une odeur rance.

Ces problèmes seront facilement détectés par une inspection olfactive.

Goûter l’air

Il arrive parfois que de l’huile soit présente dans le bloc. Il s’agit la plupart du temps d’huile de qualité alimentaire, mise là volontairement lors de la ré-épreuve ou du TIV, pour prévenir la corrosion. Normalement, elle est changée à chaque inspection mais elle peut, pour diverses raisons, rancir. l’odeur sera difficile à détecter, mais le goût vous sautera aux papilles.

Écouter l’air

Ce conseil peut paraître curieux, mais il se peut que l’air n’ait aucun goût et commence à prendre une saveur rance en profondeur. La cause peut-être un tube plongeur (un petit tube destiné à empêcher les remontées d’huile ou de débris lorsque vous avez la tête en bas) cassé. Vous détecterez ce problème en secouant un peu la bouteille qui fera un bruit métallique caractéristique.

Soyez sûr de votre air

C’est une évidence, mais ne faites gonfler vos blocs que dans des structures de confiance. Comment les trouver ? Par les forums, les blogs, mais surtout par le bouche à oreille. Ceci dit, la plupart des établissements pratiquant le gonflage en France respectent les normes. Il serait trop risqué pour eux de jouer avec la sécurité des plongeurs. N’empêche, si vous le pouvez demandez à voir le compresseur et, en cas de doute, ne faites pas gonfler.

Dans tous les cas, soyez vigilant à une migraine subite, si vous avez la tête qui tourne soudain ou des nausées qui arrivent sous l’eau. N’hésitez pas à interrompre la plongée, surtout si ces symptômes touchent plusieurs membres de la palanquée.

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