Plongez sur le Salem Express

Le temps fraîchit, le moral est dans les palmes… envie d’un peu d’évasion et d’eau chaude ? Alors, départ pour la mer rouge, avec notre plongeur – grand-reporter, Henri Eskenazi. Cette fois, Henri nous emmène sur l’épave du Salem Express, une épave assez récente et plutôt bien conservée. Jugez-en par vous-mêmes.

Godefroy Scamaroni, dit Fred Scamaroni, était un haut fonctionnaire français, membre de la France libre dès 1940, héros et martyr de la Résistance. Né à Ajaccio le 24 octobre 1914, il s’est suicidé dans sa cellule de la citadelle de cette même ville le 19 mars 1943 après avoir été arrêté par la police italienne alors qu’il dirigeait le réseau Action R2 Corse, pour ne rien révéler à ses tortionnaires.

Le Fred Scamaroni était un ferry de cent mètres de longueur ayant appartenu à la Compagnie Générale Transatlantique. Construit de 1963 à 1966 aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer, sa mise en service, initialement prévue pour 1965 a été retardée d’un an en raison d’un incendie survenu peu de temps avant sa livraison. Après avoir appartenu à plusieurs propriétaires sous différents noms, ce navire a été acquis par Hussein Salem, homme d’affaires égyptien.

Le 17 décembre 1991, naufrage du Salem Express

Le Salem Express, devenu un roll-on/roll-off voitures et ferry de passagers, naviguait entre les ports de Safaga en Égypte et Jeddah en Arabie Saoudite. Il a coulé en mer Rouge sur son tribord dans la nuit un peu ventée du 17 décembre 1991, peu après minuit, après avoir heurté le récif de Hamdallah (ou Hyndman) situé à onze kilomètres de Safaga sur la côte égyptienne. Le nombre de victimes, essentiellement des pèlerins égyptiens revenant de La Mecque, fut de 470 ou plus selon les sources, avec seulement 180 survivants. Après la récupération de nombreux corps, les entrées du bateau ont été scellées par des plaques soudant les ouvertures.

L’épave qui repose maintenant par une trentaine de mètres de profondeur avec le haut à douze mètres est entourée de nombreux débris, avec en particulier deux bateaux de sauvetage rigides entre la poupe et les cheminées. À l’intérieur vers l’arrière se trouvent des voitures et quelques bagages.

Désormais le corail recouvre une partie de l’épave et la vie a repris ses droits…

Henri Eskenazi

Vous pouvez retrouver Henri en suivant les liens :

www.henrieskenazi.com
www.instagram.com/henrieskenazi/?hl=fr

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