Panne d’air, gardez la tête haute

En cas de remontée sur une panne d’air ou de remontée rapide, voire incontrôlée, un seul mot d’ordre, gardez les voies aériennes ouvertes, en regardant vers la surface (et en expirant) pour permettre à l’air qui se dilate dans vos poumons, de s’échapper.

La priorité, garder le voies aériennes ouvertes

Remontée d'urgence, gardez les voies aériennes ouvertes

La panne d’air est une chose extrêmement rare, en dehors des formations. Elle résulte rarement d’un problème matériel, mais la plupart du temps, d’une mauvaise gestion de ses gaz ou d’un impondérable survenu au cours de la plongée, qui vous a retardé au fond.

Quoi qu’il en soit, même si l’un de vos ancêtres à, un jour, fauté avec un dauphin et que vous ayez dans vos gènes des brins d’ADN de ce mammifère, vous n’avez que deux options : trouver sans délai un gaz respirable, ou prier pour que des branchies vous poussent rapidement.

Comptez sur votre binôme

Pour la deuxième option, oubliez, ça n’arrivera pas. La voie royale est bien sûr de pomper sur la réserve de votre binôme. D’où l’importance de rester à proximité, de veiller l’un sur l’autre et d’avoir discuté des procédures avant la plongée.

L’autre solution est de remonter vers la surface, pour peu que vous soyez à une profondeur qui le permette. La RSE (Remontée Sur Expiration) ou la RUC (Remontée d’Urgence Contrôlée) vous auront théoriquement préparé à cette manœuvre. Mais il est vrai que, dans l’urgence et le stress, c’est le cerveau reptilien qui prend le contrôle.

Regarder vers le haut, une seconde nature

Prenez donc l’habitude, lorsque vous remontez, de toujours regarder vers le haut, quelle que soit la distance que vous ayez à parcourir – un mètre suffit pour endommager les poumons, si l’on retient sa respiration –, cela doit être une seconde nature. Cette manière de procéder vous permettra déjà d’éviter de vous fracasser le crâne contre la coque du bateau, de percuter un autre plongeur au-dessus de vous – si, si ça arrive – et, si un jour vous avez un problème, le geste sera devenu un automatisme.

En résumé :

  • planifiez au mieux votre plongée en gardant toujours une marge de sécurité.
  • Restez près de votre binôme et veillez sur lui comme il doit veiller sur vous.
  • Prenez l’habitude de toujours garder les voies aériennes ouvertes lorsque vous remontez, même d’un seul mètre.

2 comments

  1. Bonjour,
    Il faut se remettre dans le contexte. On parle bien de procédures de survie. En temps normal, je déconseille totalement de respirer l’air de la stab. Je n’ose imaginer les bactéries qui se sont accumulées à l’intérieur de l’enveloppe au fil du temps (même si on la rince soigneusement après chaque plongée). Bien évidement si la vie en dépend, ce qui ne devrait jamais arriver, on va chercher du gaz partout ou on peut en trouver. Pareil pour les paliers, même s’il reste 10 mn à faire et plus d’air et dans l’impossibilité de s’en procurer, le choix est vite fait. Préparation, planification, respect des procédures et connaissance de ses limites restent les maîtres mots.

  2. Bonjour
    Je dis peut être une bêtise mais je pense que l’on doit pouvoir respirer sur la stab car la remontée va augmenter les volumes disponibles. On doit pouvoir remonter en respectant plus ou moins les vitesses de remontées préconisées. Cela demande certainement pas mal de sang-froid et de doigté pour jouer entre la purge et la ventilation. Ce sera toujours mieux que de crever la surface. Bien sur il faut expirer dans l’eau pour éviter que le gaz carbonique ne s’accumule dans la stab.
    Si il y a des paliers il faut espérer que la sécu surface ne soit pas trop loin.
    Qu’en pensez-vous?

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