L’Odyssée de Jérôme Salle, en avant-première

J’ai eu la chance d’assister en avant-première à une projection du film de Jérôme Salle, L’Odyssée au cours d’une soirée particulièrement conviviale au cinéma Rivoli de Carpentras. Je vous livre ici mes impressions.

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Une partie des intervenants présentaient le film – En fin de séance, ils se sont prêtés au jeu des questions-réponses avec le public – ©Photo Erwan Savin

Je pestai en arrivant au niveau du cimetière de Pernes-les-Fontaines face à ce fleuve de boue marron et malodorante qui submergeait la rue. Les plaques d’égout hoquetaient par moment, éructant une mixture plus que douteuse qui se mélangeait aux flots ininterrompus du fluide malsain fusant des buses du cimetière, en surplomb. Pas sûr qu’avec une telle quantité d’eau sur la route je puisse passer sans noyer complètement mon moteur. Cette soirée commençait plutôt mal, mais était, à bien y réfléchir, dans le ton du film que j’allais voir, très humide.
J’engageai prudemment ma voiture qui flotta un peu, mais me conduisit finalement sans encombre de l’autre côté des rapides. J’arrivais même en avance au cinéma Rivoli de Carpentras où se jouait l’avant-première du film tant attendu de Jérôme Salle : l’Odyssée.

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Ici avec Jean-Pierre Joncheray qui a préfacé mon dernier roman, la Vierge du Cap – ©photo DR

Le hall était déjà bondé et je retrouvai mon ami et organisateur de cet évènement, l’incontournable Marc Langleur, président du club Bulles de Rêve, en pleine effervescence. Tous les copains étaient là aussi : Francis Leguen, Jean-Pierre Joncheray, François Dorado, JJ, Pompon, Max… et plusieurs autres qu’il serait trop long de citer ici, mais qui pardonneront ce raccourci, j’en suis sûr. Bref, tout le gratin de la plongée sous-marine était là. Après les effusions, toujours assez longues entre plongeurs, l’ouvreur décrocha enfin le cordon qui barrait l’entrée des salles. Il était temps de découvrir ce fameux film.

Une partie de l’équipe était là
Nous prîmes donc place sur les confortables sièges en velours rouge. Au pied de l’écran, face à  nous, se trouvaient plusieurs intervenants qui avaient participé d’une manière ou d’une autre à l’élaboration du film : Philippe Le Méliner du CIP, chargé de la formation et de la sécurité des acteurs en plongée, François Dorado, Yves Omer et Yves Paccalet, des anciens de la Calypso, Christophe Cheysson, le réalisateur de la seconde équipe et bien sûr Marc Langleur, en maître de cérémonie, qui nous présentèrent les grandes lignes du  film. Marc, toujours avide de faire des surprises à ses amis, avait même indirectement invité Jérôme Salle qui a pu saluer les spectateurs via le téléphone de l’organisateur.

Bon allez, on arrête les blablas maintenant, nous on veut voir ce film qu’on attend depuis des mois. Nous nous pensions en prendre plein les yeux. Eh bien croyez-moi, bien enfoncés dans nos fauteuils, partageant une boîte de popcorn avec mon pote Jean-Pierre Joncheray nous n’avons n’a pas été déçus du voyage.
Dès les premières images, le souffle se raccourcit et les pupilles se dilatent devant la beauté des images en haute définition. Mais bon, une excellente qualité technique pour un film, c’est aujourd’hui un minimum, reste l’histoire.

Un film très documenté

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Pour nous présenter la vie de Jacques-Yves Cousteau, Jérôme Salle a choisi un point de vue assez inattendu, celui de son fils (celui de Cousteau bien sûr) Philippe, pour lequel on comprend très vite qu’il a une nette préférence par rapport à son frère aîné. Les spécialistes de l’explorateur au bonnet rouge qui connaissent sa vie sur le bout des doigts n’auront peut-être rien appris de nouveau (quoique), mais la très grande majorité du public, dont je fais partie, a vraiment enfin découvert toutes les facettes de cet homme complexe. Des premières bulles du lieutenant Cousteau, à Marseille aux aventures sous-marines du Commandant de la Calypso, nous avons pu suivre l’évolution de ce précurseur de l’écologie. Des ses certitudes, de ses doutes, de ses frasques sentimentales et de ses grandes difficultés, financières notamment, Jérôme Salle nous a dévoilé tous les recoins de l’âme de l’explorateur.   Nous ne sommes pas sur un documentaire, mais vraiment sur un film particulièrement bien documenté. En effet, à l’issue de la projection, nous avons pu apprendre que le réalisateur et son équipe ont mené un travail de plusieurs années avant d’aboutir à cette œuvre. Toutes les aventures de Cousteau ne sont bien sûr pas présentées, il aurait fallu faire dix films, mais Jérôme Salle s’est avant tout attaché à l’homme lui-même, ses angoisses, ses rêves, ses passions, ses combats. C’était bien ce que nous attendions. Je peux dire que nous sommes passés par toutes les émotions durant la projection. Nous avons été émerveillés, en découvrant des images à couper le souffle, notamment lors des premières plongées de la famille Cousteau, nous avons été attristés aussi, lorsqu’on nous a dit que ces images étaient des images de synthèses, car impossibles à refaire aujourd’hui, nous avons sursauté, notamment lors de cette scène étonnante avec les requins, filmée en live, nous avons aussi versé quelques larmes… Bref, vous l’aurez compris ce film est à voir absolument que vous connaissiez Cousteau ou pas, que vous soyez plongeur ou pas, que vous soyez un aventurier ou pas…

On nous a dit que ce film était attendu comme le film de l’année. Je n’ai pas les qualités pour en juger, mais je dis pourquoi pas ?

L’odyssée sortira officiellement le 12 octobre, à vous de juger, en tout cas, n’hésitez pas à laisser vos impressions si vous l’avez vu ou vos commentaires si vous comptez aller le voir (ou pas).

A voir, le reportage d’Erwan Savin :

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