Les petits secrets des blocs de plongée

Les blocs de plongée sont l'élément primordial du scaphandre. Ils demandent une attention toute particulière
Les blocs de plongée sont l’élément primordial du scaphandre. Ils demandent une attention toute particulière

La bouteille de plongée, ou bloc, est l’élément central du scaphandre autonome. C’est elle qui emporte la quantifié d’air nécessaire à la respiration durant toute la plongée. Elle est constituée d’un cylindre surmonté d’une robinetterie (nous y reviendrons dans un prochain article). On y trouve aussi un culot en plastique, pour la faire tenir debout, un filet de protection et souvent une poignée de portage.

Généralement d’une contenance de 12, 13,5, 15, ou 18 litres, les blocs sont, chez nous, le plus souvent en acier et pèsent entre 15 et 20 kilogrammes. Il existe aussi des blocs en aluminium, plus légers, qui sont quasiment la norme dans les pays anglo-saxons (mais on en trouve aussi en France). L’avantage de ces blocs est, outre leur poids moins important, d’être totalement inoxydables.

La pression que l’on peut emmagasiner dans ces conteneurs (on parle de gonflage) est phénoménale, en principe 230 bars, c’est à dire 230 fois la pression atmosphérique. Il existe même des blocs prévus pour être gonflés à 300 bars. Les contraintes mécaniques énormes qui découlent de cette pression stockée font que les bouteilles de plongée doivent être examinées une fois par an, lors d’un TIV et doivent être rééprouvées par un organisme agréé, tous les deux ans ou tous les cinq ans si elles sont inscrites sur le registre d’un club.

Ces blocs doivent être manipulés avec précaution. Il est par exemple conseillé de les coucher lorsque l’on s’équipe, afin qu’ils ne tombent pas. Ils risquent de s’endommager ou de blesser quelqu’un.

Par contre, pour le stockage à long terme, il vaut mieux les garder debout pour la raison suivante : lorsque l’on gonfle un bloc, il se peut que de l’humidité pénètre à l’intérieur. Au fur et à mesure, cette humidité va se condenser et s’accumuler vers le bas de la bouteille. De par leur forme, les blocs ont une épaisseur plus importante vers le culot et donc, l’oxydation mettra plus de temps à fragiliser le cylindre.

Enfin, il est déconseillé de laisser ses blocs gonflés en plein soleil, car la chaleur pourrait faire monter la pression à l’intérieur même s’il y a en réalité peu de risques d’explosion.

Chaque bouteille porte, gravée près du col, une véritable fiche d’identification qui comporte le logo du fabricant, la date de fabrication, le volume, les pressions d’épreuve et de service et la nature du gaz.

En résumé :

  • Capacité, 10 ; 12 ; 13,5 ; 15 ; 18 litres
  • Matériaux, acier ou aluminium (principalement dans les zones anglo-saxonnes)
  • Poids, 15 à 20 kilos à vide (l’air comprimé à l’intérieur peut peser jusqu’à 3 kilos
  • Pression de service, 230 bars – 300 bars
  • Vérifications obligatoires, tous les ans au club (TIV) ; tous les deux ans par un organisme agréé ou tous les cinq ans si inscrit sur le registre d’un club
  • Stockage, couché durant les manipulations, debout en remisage
  • Précaution, éviter de laisser au soleil

Fabrication des bouteilles de plongée

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