Les méduses, reines de la planète Mer

Les méduses sont un peu la bête noire des plongeurs. Ce sont pourtant des animaux fascinants qui cachent plus d’un secret.

Les méduses, que faire en cas de contact ?

Avez-vous remarqué que, sur une plage, il suffit de crier : « méduses » pour voir les baigneurs se ruer hors de l’eau, l’écume aux lèvres et les yeux hagards. J’exagère, bien sûr, mais finalement pas tant que ça. Les méduses font peur, parce que les méduses font mal. Mais qui est donc ce curieux empêcheur de se baigner en rond et que faire si on a eu la malchance de s’y frotter ?

Des organismes simples, mais des armes sophistiquées

Les méduses étaient sur Terre, bien avant nous. Elles sont apparues il y a environ 650 millions d’années et n’ont pratiquement pas évolué depuis. Pas de cerveau, pas de poumons, pas de cœur, le moins que l’on puisse dire c’est que ce sont des organismes simples, constitués à 98 % d’eau. Malgré tout, elles ont développé un système d’attaque particulièrement sophistiqué. Car oui, la méduse est un prédateur. Elle se sert de ses filaments, recouverts de petits crochets, pour injecter un puissant venin paralysant à ses proies. Peu dangereuses pour l’homme, mises à part quelques espèces exotiques ou à moins d’une réaction allergique ou encore d’être piqué à de multiples reprises elles n’en reste pas moins redoutablement douloureuses. Les scientifiques en ont répertorié, jusqu’à présent, trois mille espèces.

Où vivent les méduses

Les méduses et la plongée sous-marine.

Les méduses vivent dans toutes les mers et les océans du monde. Elles se baladent de la surface aux abysses. Ces danseuses élégantes sont les véritables reines de la planète Mer. Attention toutefois de ne pas se laisser prendre à la comédie de leurs ondulations lascives. Elles sont simplement à la recherche de nourriture. Si les plus petites ne mesurent que quelques millimètres, les plus grosses peuvent atteindre deux mètres de diamètre et peser dans les deux cents kilos.

Curieusement, les méduses ne se piquent pas entre elles. Elles émettent probablement un signal qui leur permet de se reconnaître.

Que faire en cas de piqûres ?

La question revient très souvent et les fantasmes sont légion sur la manière de traiter une piqûre de méduse. Tout d’abord, il faut agir vite et enlever les aiguillons restés plantés dans la peau, en frottant doucement, par exemple, avec du sable sec. On peut aussi utiliser une pince à épiler, mais ce sera très compliqué, vu la taille des aiguillons. Ensuite, il faut neutraliser le venin. On peut utiliser du vinaigre non dilué, mais le mieux est d’utiliser une source de chaleur. En effet, le venin de la méduse se détruit avec cette dernière. Il faut appliquer la règle des 45/45 : 45 °C durant 45 min sur la zone touchée.

En cas de réaction allergique, c’est, bien entendu, le médecin ou les urgences le plus rapidement possible.

Et ne pas faire ?

Il faut éviter de rincer la partie touchée à l’eau douce ou à l’eau de mer. En effet, cela ne fera qu’étaler un peu plus les petits dards empoisonnés et étendra la zone de brûlure.

Quant à uriner sur la zone touchée, vu que le venin se détruit à la chaleur, pourquoi pas. C’est à chacun de voir. Cela dit, si vous parvenez à uriner à 45 °C, c’est que vous avez un problème bien plus grave que la piqûre des méduses.

Malgré ces désagréments, les méduses ne sont pas mortelles pour l’homme, à quelques exceptions près, mais qui concernent des espèces tropicales ou des cas allergiques bien spécifiques. Elles ont survécu à toutes les extinctions de masse, aux glaciations, aux pires conditions climatiques et seront, d’après les scientifiques, encore présentes dans les océans, lorsque la Terre cessera d’exister dans environ cinq milliards d’années. Bien après que l’espèce humaine se sera éteinte.

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