Le plaquage de masque, c’est quoi et comment l’éviter

Les accidents pouvant survenir au cours d’une plongée sont nombreux. Ils sont presque toujours liés à la pression (les accidents provoqués par la faune marine par exemple sont tellement rares que les manuels ne leur consacrent en général que quelques lignes).
Le plaquage du masque fait partie de ces problèmes très faciles à éviter, mais qui, si on n’y prend garde, peuvent causer quelques soucis au plongeur ?

Effet ventouse

Le plaquage du masque survient très vite, dans les dix premiers mètres. En effet, à cette profondeur la pression double par rapport à la surface et va appuyer fortement contre la jupe et la vitre du masque obligeant l’air à l’intérieur à se comprimer. Cette déformation du masque est limitée par la résistance des matériaux dont il est constitué. À un certain moment donc, la pression intérieure ne peut plus varier, tandis que la pression extérieure continue d’augmenter créant ainsi une dépression dans le masque. Cet effet « ventouse » va avoir pour conséquence d’aspirer littéralement le visage et plus particulièrement les yeux, provoquant des lésions de type œdèmes ou hémorragies sous-conjonctivales et, bien plus rarement, des lésions cornéennes.

Rétablir la pression dans son masque de plongée

Les plongeurs débutants ont parfois du mal à gérer plusieurs choses en même temps : insuffler de l’air dans le gilet lors de la descente, se stabiliser, vérifier la position des autres plongeurs… du coup, comme le plaquage de masque n’est pas instantanément douloureux, ils réagissent trop tard et sortent après la plongée avec de magnifiques yeux au beurre noir. La solution pour éviter ce désagrément et très simple. Il suffit de souffler doucement par le nez, lors de la descente, pour rétablir la pression correcte à l’intérieur du masque. À quelle fréquence faut-il le faire ? Dès que l’on sent que le visage est aspiré. Une fois la pression rétablie et les dix mètres passés, les choses rentrent généralement dans l’ordre et il n’est plus nécessaire d’équilibrer les pressions (ou très peu).

Fort heureusement, les effets du plaquage de masque disparaissent d’eux même en vingt-quatre à quarante-huit heures.

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