Le mal de mer, ce fléau des plongeurs

Le mal de mer est un fléau bien connu de nombreux pratiquants de la mer, qu’ils soient plongeurs ou même marins. En effet, même si « seulement »  25 % de la population en souffre, personne n’est à l’abri de ce désagrément, que l’on monte pour la première fois sur un bateau ou que l’on soit un vieux loup de mer.

Mal de mer

Pourquoi a-t-on le mal de mer ?

C’est la question que tout le monde se pose et pas seulement dans le sens « pourquoi moi mon dieu ? ». Le mal de mer résulte tout simplement d’un décalage sensoriel entre nos yeux, qui voient un point fixe sur le bateau (le bateau ne bouge pas, par rapport à ses occupants) et notre oreille interne qui détecte un mouvement. Cette désynchronisation se traduit par vertiges, nausées… tous les symptômes habituels. Il paraît, mais je n’ai jamais pu en discuter directement avec eux, que même les poissons peuvent avoir le mal de mer.

En tous cas, la bonne nouvelle c’est que dans la plupart des cas, les manifestations cessent au bout de 48 heures. On s’amarine, à condition bien sûr de rester au moins 48 heures sur le navire.

Comment combattre le mal de mer en trois points

  • Éviter les facteurs favorisants: le froid, la fatigue, la faim, le stress et la déshydratation conduisent les estomacs les plus résistants à se révolter. On parle souvent de la règle des Cinq F : Faim, Fatigue, Froid, Frousse et Foif.
  • Se concentrer sur autre chose : ne pensez pas à vos maux, vous pouvez prendre la barre, si vous avez le permis ou rester près du skipper, vous pourrez ainsi anticiper les mouvements de l’embarcation. Fixer l’horizon les vagues ou mieux encore, un point fixe à terre redonnera les bonnes infos à vos capteurs sensoriels. Et surtout, ne regardez rien dans le bateau, restez actif, ne vous recroquevillez pas au fond de la coque ou dans votre cabine en priant pour que ça passe.
  • Bien se placer sur le bateau : sur les petites embarcations, ne vous tenez pas à l’arrière, près du moteur. Ce conseil est d’ailleurs aussi valable pour les plus grosses unités. Vous évitez ainsi les odeurs de gasoil et les fumées d’échappement.
    Sur un semi-rigide, positionnez-vous plutôt au centre du bateau, c’est là qu’il bouge le moins, regardez loin devant, respirez à fond. Vous pouvez également vous relever si vous trouvez quelque chose pour vous accrocher et ne pas risquer d’être éjecté.

Les traitements contre le mal de mer

Je vois trois manières de traiter un mal de mer résistant ou chronique. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

  • Les comprimés: les plus connus sont Mercalm, cela fonctionne assez bien, mais ils peuvent induire un certain état de somnolence. Ce n’est pas systématique, mais mieux vaut être prévenu.
  • Les patchs: ils se placent derrière l’oreille et anesthésient littéralement les capteurs sensoriels de l’oreille interne. Ils sont délivrés seulement sur ordonnance, donc en cas de voyage, il faut s’y prendre à l’avance.
  • Les lunettes Boarding ring : sorti depuis relativement peu de temps, ce système consiste en une paire de lunettes dont les verres sont cerclés d’un tube contenant de l’eau colorée qui bouge donc au même rythme que le bateau. Le regard perçoit ces mouvements et tout rentre dans l’ordre. Il paraît que ça fonctionne bien. Personnellement je n’ai jamais essayé. Là encore, si vous les avez testées, merci de le dire dans les commentaires. Seul inconvénient, souvenez-vous que les bateaux de plongée sont pleins de photographes amateurs et que vous risquez de retrouver votre trombine un tantinet ridicule sur tous les réseaux sociaux.

Pour finir, n’oubliez pas ce vieil adage de marins qui dit que le mal de mer cesse lorsque le bateau coule.

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