Huit conseils pour améliorer sa consommation d’air

Améliorer sa consommation d’air

 

Tout d’abord, je vous souhaite un joyeux Noël 2016 à tous. Certains trouveront peut-être mal venu de parler d’améliorer sa consommation à l’occasion des fêtes, mais je précise bien que je parle… de consommation d’air.

Lors des premières plongées, la grosse angoisse du débutant est de savoir s’il aura assez d’air. Chez certains cette question s’installe insidieusement dans un petit coin de la tête, faisant ainsi monter le niveau de stress… et la consommation.
Bien sûr, le professionnel est là pour veiller au grain et ne laissera jamais la situation devenir dangereuse pour son élève.
Puis, retour au bateau et c’est la question tant redoutée sur laquelle beaucoup d’entre nous ont un peu mentit un jour ou l’autre : combien d’air te reste-t-il ?
Alors le moniteur sourit et cache gentiment son mano pour ne pas démoraliser son élève en lui montrant que lui n’a presque rien consommé.

Ce type-là possède-t-il des branchies ? Non, mais simplement beaucoup d’expérience et de pratique, ainsi que quelques astuces qu’il va très vite partager avec son protégé.

astuces pour améliorer sa consommation d'air en plongées

Car oui, il existe des astuces pour réduire sa consommation d’air en plongée. En voici quelques-unes.

Maîtriser sa flottabilité :

Cela passe par la maîtrise du lestage (voir cet article) qu’il faut répartir de manière la plus équilibrée possible. Posséder un bon lestage permet de ne pas injecter sans arrêt de l’air dans son gilet, avec pour conséquence de devenir moins hydrodynamique.

Se maintenir à l’horizontale :

Pieds vers le bas ou vers le haut ? Il y a incontestablement un problème de matériel. Vous offrez plus de surface à la force qu’exerce l’eau contre vous. Il vous faut donc dépenser plus d’énergie pour avancer. Essayez de positionner votre matériel (instruments, lest…) différemment, jusqu’à obtenir une parfaite horizontalité.

Prenez soin de votre matériel :

Joints qui fuient, soupapes qui ferment mal, et ce sont quelques litres de moins qui seront disponibles pour vous.

Ne cherchez pas à économiser l’air :

Cette proposition peut sembler incongrue,  néanmoins il est très important de ne pas chercher à économiser l’air en respirant moins souvent. La respiration en plongée doit être ample, profonde et régulière. Certains pensent faire des économies en réalisant des apnées plus ou moins courtes. C’est une erreur, le sang va se charger en gaz carbonique et au final on va respirer plus vite, voire risquer un essoufflement.

Restez calme :

La plongée est une activité magique. Grâce au réflexe d’immersion des mammifères (lire cet article), votre rythme cardiaque va baisser de manière sensible dès que votre visage sera en contact avec l’eau froide (un peu moins en eau chaude). Soyez serein, profitez pleinement de ce que vous voyez. Calme et détendu, vous consommerez beaucoup moins.

N’ayez pas froid :

Un organisme qui à froid va se défendre comme il peut. Il va dépenser beaucoup d’énergie pour se réchauffer. Augmentation d’énergie égale augmentation de la consommation. En conséquence, choisissez bien votre protection thermique en fonction du milieu où vous plongez.

Économisez vos mouvements :

En plongée, on avance à l’aide des palmes. C’est un moyen de déplacement puissant et économe en énergie contrairement à l’utilisation des mains qui va générer une grosse dépense d’énergie pour un très faible rendement. Vous avez sans doute remarqué la position des plongeurs confirmés, qui replient les bras sous eux. Ce n’est pas pour rien.

Plongez et plongez encore :

Indépendamment de tous les conseils ci-dessus, le fait de plonger intensivement sera la meilleure stratégie pour réduire votre consommation. Le corps va s’adapter, vous allez acquérir des automatismes et, au final, vous serez fier de montrer votre manomètre à votre instructeur.

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