En plongée soyez BALLO

Le contrôle de sécurité préplongée

Plonger avec du matériel en bon état est une évidence, bien que ce dernier soit rarement en cause dans les accidents de plongée. En effet, les équipements modernes sont extrêmement fiables et résistants. Il n’en reste pas moins que le scaphandre et tous ses accessoires doivent être scrupuleusement contrôlés avant chaque immersion d’une part pour vérifier que tout fonctionne parfaitement et d’autre part pour s’assurer que le plongeur s’est parfaitement équipé et que rien ne va venir le gêner durant son exploration. Le contrôle préplongée est également important afin que le binôme puisse bien localiser tous les organes de sécurité du scaphandre son partenaire. Ceci est particulièrement vrai lorsque l’on plonge en structure avec un plongeur que l’on ne connaît pas.

Contrôle de sécurité préplongée

Cette vérification existe dans le cursus de toutes les écoles de plongée. Chez PADI, dont l’axe principal de formation reste toujours la sécurité, ce contrôle est très codifié. C’est le fameux BALLO que les binômes doivent mutuellement exécuter avant chaque immersion.

Cet acronyme permet de s’assurer que l’on n’oublie aucun point de vérification.

B pour Bouée :

Le premier point à vérifier est la stab. Les purges hautes et basses fonctionnent-elles ? l’inflateur est-il opérationnel ? la stab est-elle suffisamment gonflée pour permettre au plongeur de ne pas couler lors de la mise à l’eau ?

A pour Air :

Le robinet du bloc est-il bien ouvert ? Il peut arriver, même à des plongeurs expérimentés, de plonger avec le robinet fermé, ou partiellement ouvert. À cela, plusieurs raisons. Soit le plongeur à purement et simplement oublié de l’ouvrir, soit n’ayant pas fait le traditionnel quart de tour, le moniteur à pensé qu’il était fermé et l’a donc manœuvré dans l’autre sens en faisant, lui, le quart de tour (très très rare quand même, mais cela peut arriver). Cette seconde option est particulièrement grave, car avec un robinet ouvert d’un quart de tour, vous respirerez normalement en surface, mais à une dizaine de mètres de profondeur la pression ne sera plus suffisante pour alimenter le deuxième étage du détendeur. Ce sera la panne d’air.

Voici une petite astuce et même une habitude à prendre : lorsque vous mettez votre détendeur en bouche, inspirez et expirez rapidement à plusieurs reprises en observant votre manomètre. Si le robinet est partiellement ouvert, l’aiguille va bouger. Dans ce cas, danger.

L pour Lestage :

Vérifiez que la ceinture de lest de votre binôme est bien en place (cela arrive aussi de partir en l’oubliant).
Pour le lestage, vous pouvez vous référer à cet article.

L pour Largage :

Assurez-vous que rien ne peut entraver un éventuel largage d’urgence des plombs. La ceinture n’est-elle pas bloquée sous le gilet ? le plongeur n’a-t-il pas fait un nœud pour immobiliser la partie de la ceinture qui sort de la boucle, si elle est trop longue ?

O pour OK :

Une fois toutes les vérifications effectuées, n’oubliez pas de faire le signe OK pour signaler que tout va bien. Puis, ce sera à votre tour de vous faire tester par votre binôme avant de profiter en toute sérénité et en toute sécurité de votre plongée.

Cet exercice s’apprend dès le niveau 1 ou l’Openwater et doit devenir un véritable réflexe surtout, comme je le disais plus haut, lorsque vous plongez en structure où l’on vous attribue un binôme que vous ne connaissez pas, ce qui est assez fréquent.

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