Baou Tailla, au cœur des anciennes carrières romaines

Si vous cherchez un coin sympa pour plonger du bord, sans trop vous prendre la tête avec le stationnement et le transport du matériel, je vous conseille d’aller faire – ou refaire – un petit tour à Baou Tailla. Entre la plage du Carro et l’anse du Verdon, vous trouverez les anciennes carrières romaines d’où se fait la mise à l’eau.

plonger à Baou Tailla
La mise à l’eau est plus facile à gauche de la piscine.

Une plongée sans difficultés

C’est là que nous avions décidé d’aller plonger, ce jour-là, avec mes deux copains, Gilles et Ricky, de Plongez la Couronne, pour fêter la fin de la saison touristique. Je connaissais le coin, pour y être venu quelques fois (et Ricky quelques centaines de fois, vu qu’il habite juste à côté). La plongée ne présente vraiment aucune difficulté et le paysage sous-marin, constitué d’innombrables éboulis, anfractuosités de rochers et autres petits canyons, est sublime. Le lieu est parfaitement adapté pour des niveaux 1, des initiations ou même des plongeurs confirmés qui veulent faire une petite balade bien agréable.

A part la mise à l’eau…

Bon, il y a quand même deux légers points noirs dont je vais vous parler tout de suite : la mise à l’eau et la sortie. En effet, même si la mise à l’eau n’est qu’à quelques mètres de la voiture, il faut descendre le matériel sur un dénivelé vraiment raide d’une dizaine de mètres, puis franchir une marche verticale de deux bons mètres de hauteur pour accéder à la plateforme qui vous permettra de vous immerger. Bien sûr, il faudra faire le même chemin au retour. Autant dire qu’il vaut mieux prévoir une paire ou deux de bras supplémentaires pour aider à manipuler le matériel.

Une vie sous-marine foisonnante

Plongée à Baou Tailla
Turbos Rugueux et leur œil de Sainte-Lucie

Mais une fois arrivé là, tout devient génial. On s’immerge dans une petite piscine naturelle qui communique avec la mer par un large tunnel. C’est assez surprenant. Comme ce jour-là nous étions un peu fainéants, nous avons choisi une autre option. Nous nous sommes immergés un peu à gauche, à partir d’une plateforme rocheuse qui plonge doucement vers le fond. La descente reste ardue, mais on peut transporter seul son scaphandre.

Une fois immergés dans une eau d’une magnifique limpidité, nous sommes partis à main droite. Immédiatement, la vie foisonne et le paysage devient chaotique. Les langoustes, daurades royales, dentis, turbos rugueux, avec leur œil de Sainte-Lucie… étaient au rendez-vous.
La profondeur n’excédant pas 15 m (en enterrant un peu le bras dans le sable), nous avons pu passer près d’une heure trente à déambuler dans ce labyrinthe dont, je dois l’avouer, j’ai du mal à retrouver la sortie, à chaque fois. C’était sans compter sur mon ami Ricky qui connaît chaque centimètre carré de ce dédale et qui nous a ramenés pile à l’entrée du siphon. Eh oui, nous avions quand même décidé de ressortir par là pour profiter de la magie du lieu.

Restait à remonter les scaphandres. Et là, après une heure et demie d’immersion, mieux vaut être à plusieurs pour éviter les efforts trop violents. Mais le jeu en valait la chandelle.

Pour en savoir plus, et découvrir d’autres spots, je vous conseille l’excellent livre d’Éric Vastine et Rémy Simide : Plongez du bord dont je vous mets le lien sur Amazon. Il vous suffit de cliquer sur la photo.

Je vous invite aussi à regarder la vidéo des auteurs, ci-dessous, elle résume parfaitement la plongée.

 

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