Bahamas

Voici un nouvel article de notre ami et grand reporter Henri Eskenazi . Découvrez, comme toujours, un texte plein de poésie a lire par gourmandise.

Mise en garde : Les animaux que vous découvrez sous ces lignes de la surface sont sans défense, merci de les lire avec respect.

Allons donc écouter voir sous la mer !

Véritable petit paradis sur terre, les Bahamas sont composées d’îles invitant au voyage et à la découverte. Entre plages de sable blanc et parcours aquatiques aux vents des Alizés, tous les sens sont en éveil pour un séjour inoubliable. Eaux limpides, poissons multicolores et colonies d’oiseaux sont les compagnons de route lors de cette expérience de voyage insolite. Le dépaysement est ici assuré, car la lumière connecte à la nature.

À moi maintenant de faire correspondre mes plaisirs avec mes désirs… En effet, toute la palette de bleus, de sensations, toute la richesse de la faune sous-marine se concentrent pour m’émerveiller. Au large du large, l’île de Columbus est magique. L’atmosphère et le charme y sont uniques. Évasion totale au bord des Caraïbes et autour d’horizons de rêve. Je suis enveloppé ici dans une douceur de vivre toute particulière avec l’impression de plonger dans une carte postale !

Très proche de tous les êtres vivants, le respect s’impose à moi et la vie prend alors tout son sens. Je suis si peu pour savoir dans quel réel je me trouve.

La mer, immensément bleue est survolée des nuages caraïbes

Aux premières heures déjà, les bungalows multicolores commencent à se dessiner parmi la verdure du jardin parsemé de quelques cocotiers. Des oiseaux s’éveillent dans le ciel. La mer, immensément bleue est survolée des nuages caraïbes. Le sable blanc sépare la terre de la mer et une douce journée de plongée peut alors commencer. Quotidiennement, un banc de palamètes vient flirter avec l’écume le long de la plage en quête de quelques baigneurs. L’un d’eux vient même me picorer dans la main.

Observer les vols qui s’éloignent jusqu’à disparaître. Échanger le regard émouvant d’un enfant. Rendre la perception des choses un peu moins floue, tout en gardant une part de mystère. M’inviter à regarder ailleurs afin de mieux ressentir ce qui est en moi.

Mon désir consiste surtout à trouver la bonne lumière pour capter le côté naturel du monde humain et animalier. Apprendre le comportement et les habitudes de chaque être pour mieux saisir ces magnifiques instants de la vie. Suivre le bon chemin pour me perdre dans ce voyage des sens.

À la proue du catamaran, je me plais à guetter les poissons qui volent ou les oiseaux qui plongent. Ma première plongée sur Pillar’s Reef m’offre un beau requin gris dès le début de ma descente dans cette eau bleue cristalline à 27 °C. D’autres suivront durant l’heure passée sous la surface. Celui-ci à un gros hameçon accroché au coin droit de sa mâchoire… Un barracuda de taille respectable le suit de près. Sous une anfractuosité de corail, un gros mérou débonnaire décide de rester posé sur le sable à mon approche. Je me cale près d’une énorme éponge barrique pour l’observer et bien sûr le photographier.

Je retrouve, comme à chacun de mes séjours ici, la même sérénité sous l’eau […]

Je retrouve, comme à chacun de mes séjours ici, la même sérénité sous l’eau et au crépuscule face à un cocktail qui déjà me tourne la tête. Le son des vaguelettes qui s’amplifient à l’approche du rivage m’apaise un peu plus. Les couleurs des nuages s’estompent du blanc au gris en passant par l’ocre rouge pour s’effacer au plus profond du ciel. Je sens qu’il est l’heure. Je ne sais pas de quoi, mais il est l’heure. De vivre probablement avec plus d’intensité chaque minute qui passe. Sous mes pieds nus, je ressens le sable frais du soir qui contraste avec ma peau chauffée par l’astre du jour. Les jours suivants, à raison de trois immersions quotidiennes, deux matinales en restant une heure sur le bateau avec une petite collation et une après le déjeuner, me réserve mon lot de surprises et de petits plaisirs.

À Green Cut, le canyon est magnifiquement bordé de grosses éponges barriques et de coraux multiples. À Pyramides, c’est un énorme barracuda d’environ un mètre cinquante qui capte mon attention. À Grouper Gulley, c’est bien entendu la présence de cinq mérous suivis de quelques caranges qui m’interpelle.

Raies pastenagues, murènes, tortues, ptéroïs sont également présents sur ces sites. La visite de requins gris de récif, assez familiers, est également systématique avec même la présence d’un requin marteau sur une vingtaine de mètres dans le bleu, le long du tombant. Sous le bateau, je peux suivre durant de longues minutes, une superbe langouste peu pressée. La visibilité est toujours aussi exceptionnelle.

Un aigle pêcheur, en maître des lieux, survole la région

Petite pause le lendemain avec une balade à vélo de quatre heures et un stop au phare de Dixon Hill de San Salvador, point le plus culminant de l’île à vingt huit mètres ! Mes oreilles se reposent, mais pas mes jambes qui doivent affronter les faux plats, sous les rayons de soleil que j’essaye d’éviter en vain. Je ressens bien ici l’effet insulaire avec ce calme que je recherche tant lors de mes voyages. Du haut de la passerelle de cette construction datant de 1886 et où la rouille commence à marquer son temps, de nombreux étangs me séparent de l’océan infini. Aujourd’hui, point de nuage dans le ciel et du sable encore plus blanc pour décorer les plages alentour. Un aigle pêcheur, en maître des lieux, survole la région. Son cri strident perce mes pensées qui ont tendance à s’éloigner. Les jours passent ici et se suivent sans se ressembler. Comme ce requin nourrice sur le site de Run Away Ten, juste en face de la piste de l’aéroport, que je n’avais pas eu l’occasion de croiser lors de mes plongées précédentes. Un gros mérou plus curieux qu’à l’accoutumée. Des perroquets boulimiques. Un tombant vertigineux et une visibilité encore plus exceptionnelle. La magie de la plongée est au rendez-vous.

Sur Orbit Canyon, le relief est très tourmenté entre grottes, tunnels et surplombs où se faufilent mérous et perroquets.

Près de Telephone Pôle, une murène, deux poissons coffres et une belle raie pastenague attirent mon objectif photo.

Avec plaisir, je découvre à Vicky’s Reef, une zone de bouturage de corail sur douze mètres, posée dans le sable. Preuve qu’ici, on se soucie de l’environnement. Ce qui ne m’empêche pas bien entendu, d’apprécier ce joli poisson chevalier ponctué juvénile, ces deux gobies de feu, cette grande éponge bleu et autres oreilles d’éléphant. Avec aussi ces deux requins gris de récif, assez curieux, qui font toute la plongée en compagnie de Camille, Noa, Johan et Aline, une palanquée bien sympathique. Rires et sourires en surface…

La grotte de Sandy Point Cave est à couper le souffle avec sa sortie dans le bleu et ses rayons de lumière qui zèbrent le tombant. En plus à l’extérieur, une petite tortue sympathique nous attend, trop occupée à s’alimenter pour faire cas de notre présence. Un banc de plusieurs dizaines de caranges reste en stationnaire au-dessus du sable étincelant et disposé en de multiples vaguelettes.

[…]l’impression de vivre au cœur d’un véritable jardin d’Eden

Au milieu de ces espaces, je retrouve chaque fois l’impression de vivre au cœur d’un véritable jardin d’Eden. Ces fascinants carrefours où l’animal est encore roi, mêlent à plaisir toutes sortes de paysages : des chemins, des savanes, des lacs, des cascades, des neiges, mais surtout ici à Columbus, des plages de sable blanc sur lesquelles s’inclinent des cocotiers. À quelques mètres de ma chambre, je croise la beauté primitive d’une nature encore sauvage, la multiplicité et la diversité de la faune, la crinière océane frangée de quelques arbres. Tout parfois rappelle les premières heures du monde, des heures de paradis.

Je vibre quand les espaces sont immenses, étendus à des dizaines et des dizaines de lieues, plages tantôt de sable et tantôt de corail avec de temps en temps des récifs et des tombants.

Avec toujours, la ligne infinie de l’horizon, ourlée d’écume qui veille sur les vagues imperturbables et rythmées.

Certains jours, les nuages zébrés peuvent se chevaucher en strates qui s’étalent du bleu abyssal ou jaune doré.

La nuit arrive vite ici, accompagnée de ses sons apaisants. À part le bruit de quelques échassiers qui entourent ma chambre, je me souviens de celui produit par mes savates frappant mes talons d’un rythme régulier. Une douce musique de vacances, avec un peu de sable fin qui fouette mes mollets.

Au petit matin, en regardant dans sa direction, je vois un nuage gris qu’on croirait tamisé, se déplacer au-dessus de l’eau et dans l’air comme la première neige soudain surgie de nulle part. Je comprends que l’orage arrive venant d’en haut. Très vite, il obscurcit tout et je me trouve alors en pleine tempête, fouetté par une pluie tellement drue que je crois traverser une cascade. La soudaineté des éléments dans sa plus véritable expression.

Une poule noire et son coq viennent se réfugier dans le local de plongée, évoluant entre nos combinaisons encore humides de la veille. Est-ce un signe ? En effet, à peine quelques minutes plus tard, un immense arc-en-ciel vient envahir le ciel. Il transperce le seul nuage restant et disparaît avec le soleil qui réapparaît pour ne plus nous quitter de toute la journée. La poule noire et son coq retournent à leurs occupations. Un signe vous dis-je !

La clarté des eaux illumine mon esprit

La clarté des eaux illumine mon esprit, la pureté des ciels qui s’y reflètent inonde mes yeux de douceurs exquises. Avec sagesse, j’y entrevois les traces de chemins infinis où mon passage bat d’un cœur neuf. Tels de fugaces instants dérobés au temps qui fuit et me rapproche quelquefois de la nostalgie de l’innocence et des souvenirs de mon enfance.

Là où la nature est omniprésente, portées par un temps clair, des nuées de bleus ne me quittent pas. Tout au long de mon temps, elle imprègne complètement mon univers de son humilité, de ses innombrables tons pastel qui forment une palette aux nuances infinies, de ses vols d’oiseaux, de ses myriades de vagues, de son chant du vent et de ses silences.

Le vol des migrateurs qui viennent se reposer, après avoir hésité longtemps dans un ciel fou et les plongeons des plus affamés agrémentent mes quotidiens.

Plongeur, je pars au-devant d’une multitude de songes et de plaisirs. Sous l’eau, je vais récolter mon dû de découvertes et d’espoirs en chevauchant les multiples courants océaniques que m’offre la mer.

J’ai souvent rêvé ces odyssées sous-marines en mouillant mon maillot très jeune, plus tard en chaussant des palmes et enfin en plongeant, mon âme poursuivant mon regard perdu dans le bleu.

Enfant, je scrutais la surface en m’inventant l’existence d’un paradis mystérieux, en m’imaginant un ailleurs enivrant et mon cœur frémissait alors d’une exaltation particulière : une sorte d’ivresse. Plonger ! Plonger c’est associer la lourdeur de l’intendance à la légèreté de l’apesanteur pour découvrir tout un monde improbable qui se matérialise au fil des jours et rempli mon cerveau de joie. Entre air et eau, tel un funambule enivré sur la surface qui s’affranchit de la peur de l’inconnu.

Simples découvertes, aventures extraordinaires, besoin inexplicable d’ivresses… je ne sais, mais j’aime plonger. Que j’ai sous moi, dix, cent ou bien mille mètres, peu importe, je plonge. Les abysses m’inspirent et m’attirent. Ce que j’aperçois dès la surface franchie n’est déjà plus mon quotidien, ce que je perçois me paraît extraordinaire. En quelques secondes, le présent s’installe pour prendre possession de mes sens, de mon ouïe et de ma vue particulièrement.

A la fois libre et attentif, je descends. Entre intimité et découverte, comme une invitation aux multiples sortes de voyage.

Tout ici est différent et, en même temps, si familier. Les myriades de poissons colorés qui tournoient autour de moi. Le corail qui tapisse les fonds pour sculpter un décor aux formes étranges. Le plancton étincelant qui tombe de la lune par delà le ciel enluminé.

La mer respire dessous comme une poitrine assoupie. Elle danse lentement en ondes sensuelles. Je côtoie un va-et-vient intense et incessant qui, au milieu de tout, efface les formes en gommant les couleurs. Un requin se fond au lointain pour disparaître et revenir, déguisé en raie. Les costumes changent sans cesse, au gré des océans, au gré des espèces, comme dans un des plus beaux théâtres qu’il soit : celui de la nature. Derrière moi, l’eau estompe mes traces sans les effacer vraiment, car mon âme y demeure…

Quand la pression augmente, les pastels bleus accentuent mon émotion que je souhaite partager pour inspirer les autres, en montrant la beauté de cette nature sous-marine. Au-dessous de la mer, j’entends les notes douces de mes voyages infinis. L’eau limpide semble éternelle. Celle d’ici est celle d’ailleurs et comme je ne connais pas ce que je ne connais pas encore, l’envie me prend de plonger pour découvrir. Encore et encore.

Le peuple de la mer me regarde passer tel un étranger

Le peuple de la mer me regarde passer tel un étranger, étrange et timide en quête d’images insolites. Alors le spectacle m’est offert, sincère et vrai, comme une intimité idéale. Je le savoure en paix.

« Qui suis-je ici ? ». Un simple humain qui découvre la nature du bout des yeux ou un enfant qui apprend. La connaissance. J’aime. J’aime ainsi la mer. Je l’aime tant. Je la protège et elle me rend fort. Je respecte alors les lois de ce nouveau monde et donc celles des animaux sauvages. Êtres vivants, acceptez-moi avec tolérance. Voyez comme je m’insinue en vous avec humilité pour mieux vous plaire et vous séduire. « Où veux-je aller ? ». Partout où je puisse encore apprendre ce que je ne sais encore du monde.

J’éprouve un véritable amour pour cet univers qui me comble de ses bienfaits. Je plonge pour me fondre dans ce bonheur. J’écoute ce silence qui m’envoûte. J’ouvre mon cœur en repoussant les limites de la compréhension des océans. De vague en vague, je m’émerveille avec elles, des beautés marines entre deux souffles de liberté. Je m’enrichis de ce contact, car je ne sais pas tout. Il est tant de choses, glanées au fil de l’eau, qui peuvent m’apprendre la vie. Quand j’aurais enfin compris, je pourrais alors choisir ma voie.

En attendant, j’apprends, j’écoute, je regarde sans juger, je cherche pour partager. Pour ne jamais oublier qui je suis. Peut-être le fils de la mer ? Venir de nulle part pour être partout chez moi ?

La clarté des eaux illumine mon esprit, la pureté des ciels qui s’y reflètent inonde mes yeux de douceurs exquises. Avec sagesse, j’y entrevois les traces de chemins infinis où mon passage bat d’un cœur neuf.

Le voyage, tel un bateau imaginaire créé de rencontres éphémères et du hasard, va, vient de nulle part ou d’ailleurs pour le simple ou le pur plaisir de la découverte. Il nous permet de voir le monde autrement, comme une petite mouche qui a des miroirs plein les yeux et qui donne du volume à la planète. Elle se reconnaîtra dans ces lignes…

Ce voyage sculpte lentement le temps pour lui donner ces couleurs incertaines et fugaces, avec des rêves en or et la réalité en parallèle. Un bout de vie au bout, nourri de contes, de fables et de légendes, ancrés dans les mythes sacrés de l’humanité, pour se promener sur les nuages de ses souvenirs. Encore et encore. Voyager en différents lieux durant toute la durée de sa vie est un bon moyen d’exprimer ses fantasmes à travers des vérités exprimées. Certaines de ces vérités, duperies visuelles, n’ont toutefois jamais réellement existées car elles sont le fruit de l’imagination surréaliste qui a souvent tendance à embaumer le vrai pour cacher le sens des choses. Pour rêver, abusons avec sympathie de l’usage du faux. Le jour où un voyage se termine, alors il commence véritablement.

Enfant, je privilégiais déjà la liberté en rêvant de vastes océans, de vagues infinies et de vents fougueux qui me faisaient décoller sans effort dans la rue menant à mon école. En écartant les bras, je côtoyais les oiseaux pour jouer avec eux et partager mes rires. J’imaginais de folles aventures où je sortais en héros. Peu à peu, je découvrais bonheurement la vie, allongé dans l’herbe, le nez au ciel. Avec l’imagination pour seule richesse, je devenais alors romancier ou poète solitaire, je rencontrais de nombreux personnages inventés dans un continent disparu, l’instant d’une sieste avant qu’un gentil marchand de sable ne passe…

De part et d’autre de l’interface liquidienne, cette non-limite virtuelle, magique et intemporelle, entre deux mondes, le voyage est en moi. Je choisis seul ma vision, mes sons, le vent ou l’eau sur ma peau. Le ciel est si bleu qu’il est blanc. L’océan est si bleu qu’il est noir. Je suis ici si loin que je m’imagine petit. L’Homme est si grand qu’il semble infini. Homme ou poisson, sage ou fou, je choisis ma vie…

Peu à peu, je laisse le silence des images et le désir d’écrire s’installer au quotidien, telle une déambulation poétique sur le chemin du bonheur. Ensuite, j’écoute le silence, comme un écho à la multitude et la promesse du souvenir de momentsinoubliables. Pas une question. Elles n’ont ici plus de sens.

Cerise sur le gâteau, le coucher de soleil est ce dernier soir particulièrement fantastique avec, diamétralement opposé, un lever de pleine lune exceptionnel. À ma gauche, face à l’horizon, les couleurs chaudes du couchant semblent s’inviter à celles de droite beaucoup plus froides, de la nuit qui m’enveloppe doucement dans ses bras.

Au moment où le soleil se laisse avaler par l’obscurité, je demeure absorbé par l’extraordinaire immensité du ciel. La chaleur s’estompe, les rayons du soleil se font plus diffus, les pastels remplacent les couleurs vives et la silhouette des ombres s’étire sur le miroir des ondes. Puis, à l’heure où les simples étoiles apparaissent et se laissent encore compter, où la chaleur se dissipe derrière la plage de sable, une étoile plus filante survole mon sommeil pour partager ma nuit. Seuls quelques bruits discrets et inconnus viennent troubler ce silence, tandis que j’écoute se briser l’océan tout près de moi.

La voie lactée, ce coup de gomme qui brouille les cieux, ne cesse de m’étonner, car il me fait songer à un ange qui passe, les ailes chargées de plancton. La brise douce de l’océan me caresse la peau. Le calme des plages assoupit mes pensées. Au loin, le sifflement du vent entaille le silence nocturne.

Le long de la plage, quelques ailerons de dauphins détournent mon regard déjà mille fois comblé. Le bonheur caraïbes !

Mon cœur bat fort, la mer existe.

Quand je sens la mer en regardant le ciel, je laisse alors mon âme et mon esprit s’envoler vers les innombrables étoiles qui me dominent, jeunes, massives et chaudes. J’essaye de poser le juste regard sur la vie pour ressentir, avec respect, les vibrations de la nature, sentir les perspectives changer, les pensées et les sensations se cristalliser, l’insignifiant s’estomper dans l’émotion. Pour mieux éprouver et comprendre le monde.

Dans l’attente de partager à nouveau nos sens, je vous assure de mon plus profond respect.

Très amoureusement.

Texte et photos Henri Eskenazi

« Le regard est le sens dont sont issus les rêves : des songes riches, doux ou fous, mais qui troublent toujours la pensée et réveillent la passion. »

Remerciements particuliers à Jean-Paul, responsable de la base plongée.

INFORMATIONS PRATIQUES

Les Bahamas = Archipel d’environ 700 îles et îlots représentant une surface totale de presque 14 000 km2. 260 000 habitants sont répartis sur les îles principales telles que Nassau ou Freeport. Depuis 1973, les Bahamas font partie du Commonwealth et sont indépendants.

San Salvador = Autrefois appelée « Guanahani » (l’île aux iguanes), par les Indiens Lucayans, puis San Salvador, l’île du Saint Sauveur par les colons espagnols qui accompagnaient Christophe Colomb, elle fût rebaptisée « Watling Island » du nom du boucanier anglais qui y installa des plantations au XVIIème siècle. Ce n’est qu’en 1926 qu’elle reprend le nom de San Salvador. Actuellement, 1200 habitants peuplent cette île qui est située sur la côte atlantique, à 320 kilomètres au sud-est de Nassau, par vol direct (un plus non négligeable), au départ de Paris-CDG et retour via Punta Cana en République Dominicaine.

Climat : Le Gulf Stream sur la côte occidentale et les alizés du sud-est font bénéficier San Salvador d’un climat particulièrement agréable avec des températures comprises entre 16 et 32 °C, selon la saison. En été, il peut y avoir des pluies brèves et rafraîchissantes. La température de l’eau oscille entre 24 °C, en hiver et 30 °C, en été.

Visa : Pas de visa pour un séjour de moins de 3 mois. Passeport valide encore 6 mois après la date de retour avec billet à présenter.

Décalage horaire : -5 heures en été et -6 heures en hiver.

Monnaie : Le dollar bahamien qui a le même taux de change que le dollar américain. Les deux monnaies sont utilisées indifféremment. Euros et carte de crédits acceptés à l’hôtel.

Électricité : 120 volts (adaptateur pour prises américaines nécessaires).

Pourquoi y aller ?

Une trentaine de sites de plongée entre 10 et 60 minutes de trajet avec une profondeur comprises entre 5 et 40 mètres.

Caisson hyperbare et médecin sur place.

Belle visibilité.

Hôtel et club de plongée à 10 minutes de l’aéroport.

CONTACTS

« Seafari International »

Tél : +33 (0)9 77 73 66 37

Mail : info@seafaridiving.fr

Web : www.seafaridiving.fr

« Club Med »

Tél : +33 (0)4 69 11 83 65

Web : www.clubmed.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *